J'ai découvert l'élection grâce à la newsletter, même si j'avais déjà entendu parler de la PFIF auparavant. Honnêtement, j'ai été surprise d'être élue, mais surtout très heureuse.
J'ai choisi de me présenter parce que mon année avec weltwärts m'a laissé énormément de gratitude, mais aussi des questions et un regard critique. J'avais envie de mettre ces expériences au service d'une amélioration concrète du programme. J'avais aussi envie d'apprendre, de m'engager et de travailler avec d'autres personnes motivées.
La PFIF représente les intérêts politiques des volontaires weltwärts. Notre mission est de faire entendre leur voix dans l'évolution du programme et de défendre leurs préoccupations.
En ce moment, nous travaillons notamment sur la santé mentale pendant et après le volontariat ainsi que sur un meilleur équilibre entre les échanges Nord-Sud et Sud-Nord. Nous rédigeons des prises de position et préparons des contributions pour le comité de pilotage du programme.
Nous travaillons beaucoup en équipe. Comme je viens d'arriver, je découvre encore les différents dossiers. Je participe aux réunions et je m'occupe notamment de notre boîte mail commune. Hermann et Maxie sont déjà impliqués depuis plus longtemps et apportent leur expérience aux projets en cours.
Bien sûr ! Nous sommes toujours heureux d'accueillir de nouvelles personnes. Pour cela, je recommande surtout de rejoindre grenzenlos e.V., une association avec laquelle nous collaborons étroitement.
Elle rassemble d'anciens volontaires weltwärts ainsi que d'autres personnes engagées. Beaucoup découvrent l'association lors de la conférence und-jetzt. C'est un excellent moyen de contribuer, mais aussi de rencontrer d'autres personnes, d'échanger et de faire partie d'une communauté engagée. C'est exactement ce que j'ai ressenti lors de notre assemblée générale en mai.
Les échanges entre volontaires de différentes générations, ainsi qu'entre les programmes Nord-Sud et Sud-Nord, ont été particulièrement enrichissants.
Une demande revenait très souvent : davantage de transparence, par exemple concernant les descriptions des missions ou certaines décisions organisationnelles. Les participant·es ont également souligné l'importance de mieux mettre les volontaires en réseau — notamment les volontaires Sud-Nord —, de renforcer la sélection des structures d'accueil et des lieux de vie, ainsi que d'autres aspects qui contribuent au bien-être de toutes et tous.
Ce qui m'a particulièrement marqué, c'est de voir comment le partage d'expériences permet de prendre conscience que beaucoup de difficultés sont collectives et non individuelles.
Pour moi, la participation politique consiste justement à recueillir ces expériences, identifier les priorités communes et les porter dans les espaces où le programme weltwärts continue d'évoluer.
Ces retours sont essentiels pour notre travail au sein de la PFIF. Ils nous aident à fixer les priorités, à illustrer nos propositions avec des exemples concrets et à défendre des améliorations durables. J'ai aussi le sentiment qu'il existe une réelle volonté d'écouter ces préoccupations. Notre rôle est de faire en sorte qu'elles restent présentes dans les discussions.
Les thèmes abordés pendant l'atelier sont aussi ceux qui me tiennent le plus à cœur. Les priorités dépendront évidemment de ce qu'il sera possible de mettre en œuvre.
J'aimerais notamment voir davantage de transparence, un meilleur réseau entre les volontaires et une amélioration des procédures de sélection des structures d'accueil et des familles d'accueil.
Les discussions actuelles autour des réductions budgétaires représentent également un défi. J'espère que nous trouverons des solutions qui permettront de préserver avant tout la qualité du programme.
Enfin, je souhaite laisser une base solide aux prochaines équipes de la PFIF. Beaucoup de sujets dépassent un mandat de deux ans. C'est pourquoi j'aimerais améliorer notre documentation et notre organisation interne afin que les connaissances, les expériences et les contacts puissent être transmis et servir aux futur·es représentant·es.